[25 janvier] : Cycle du cinéma déviant, Le Clandestin








Et non triste citoyen-nes... ce n'est pas le nouveau film d'auteur avec Omar Sy.

C'est (forcément) bien mieux.

1988, USA, America. Des scientifiques font des expériences sur des chats. Bon forcément l'un d'eux s'évade. Et il est vénère. Il est habité par le mal. Il tue des gens. Pendant ce temps-là, deux bimbos sympathisent avec deux bogosses, et le tout va embarquer sur le navire de Walter de Wall Street pour aller planquer des gros sous.. Avec un poivrot et deux intellos. 

Mais forcément qui s'infiltre sur le rafiot ? Le chat, bonne réponse. Pas besoin de dessiner la suite... ou si ?

Tout ça s'annonce donc très chouette. Le film sera en VF.

Ce sera toujours dans le cinéma de l'Hôtel des Vil-es, 55 av. de l'Oignon Soviétique, cinéma ré-ouvert pour ce cycle.

Y'aura des trucs à manger vegan et thé.

Viens à 20h, ça va pas être très antispéciste.

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"Je n'ai pas besoin d'alibis. Je n'ai pas besoin de pays. Je n'ai pas besoin de ma vie. Je n'ai même pas besoin d'ami-es".

Vendredi 20/01 CONCERT

Kaardan + Madame Abraham

 Kaardan (Guitare préparée + cornemuse + daf - Marseille)
Le trio mêle des influences expérimentales et répétitives aux musiques traditionnelles kurde et occitane, dans une recherche d'hybridité, d'ancrage et de minimalisme. Pour une expérimentation autour des textures et des paysages sonores.
https://kaardan.bandcamp.com/

Madame Abraham (Duo tape-folk et spiritisme - Clermont-Fd)
Le duo (François Arbon aux machines et Wilton Maurel à la voix et à l'harmonium) convoque une musique rituelle dédiée au spiritisme, afin d'entrer en contact avec les esprits... Le récit fragmentaire de la rencontre avec ceux qui nous ont légué des chansons traditionnelles se dessine, entre ces mêmes chansons filtrées par l'interprétation psychédélique qu'en font les musiciens aujourd'hui.

Arpentage de "La domination masculine" de P.Bourdieu


Atelier de lecture féministe.
Première lecture - samedi 14 janvier 2017 de 15 à 19H
ERRE_p291.jpgInvitation à arpenter La domination masculine de P. Bourdieu.

en mixité, 10 à 15 participantes max. (merci de vous inscrire sur le mail razlepompon@gmail.com en mentionnant comme objet «arpentage» )


Arpenter, c’est lire un livre à plusieurs.
On peut dire aussi que c’est une manière de ruser avec un livre «impressionnant», qui nous serait peut-être tombé des mains, qu’on aurait mis six mois à lire,  qu’on aurait eu du mal à digérer si on l’avait lu seule, au fond de son pieu ou devant sa cafetière.
On peut dire encore que c’est une manière de braconner, de garder seulement les morceaux qui nous plaisent ou nous intéressent.
Et aussi que cela consiste à poser des balises, pour comprendre la logique d’un texte.
Ou encore que c’est comme se partager un gâteau, en déchirant le livre en autant de parts que de participantes..

En somme, arpenter c’est refuser qu’un livre nous regarde de haut !
Une expérience d’auto-défense intellectuelle et  une recette de cuisine littéraire pour nourrir nos réflexions et nos actes  et permettre à chacune d’engranger connaissances, questions, appuis et contre-points théoriques..

Pour cette première invitation à une lecture féministe, que choisir ? Butler, Delphy, la neuro-biologiste Catherine Vidal, Mona Chollet, Erving Goffman, un passage de l’Histoire des femmes en Occident ou d’Études sur le genre ?
Comme entrée en matière, j’ai choisi La domination masculine. La lecture (seule dans ma piaule) de ce classique a été à la fois éclairante, énervante, fatigante et j’avais envie d’entrer de nouveau dans ce texte avec d’autres. Et puis, quel super prétexte pour déchirer un livre de Pierre Bourdieu !

Il faut prévoir des chaussons, un pull chaud et/ou un plaid si on aime lire tout confort,
un peu de menu monnaie pour le prix libre (pour participer à l’achat du livre à arpenter, pour le chauffage, le café ou le thé) et surtout une après-midi entière (15h à 19H à peu près, pas moins, peut-être un peu plus). Un arpentage, çà ne se laisse pas bousculer !

Extrait du quatrième de couverture : « La domination masculine est tellement ancrée dans nos inconscients que nous ne l’apercevons plus, tellement accordée à nos attentes que nous avons du mal à la remettre en question.
La description ethnographique de la société kabyle (...) fournit un instrument pour dissoudre les évidences et explorer les structures symboliques de cet inconscient androcentrique qui survit chez les hommes et les femmes d’aujourd’hui.»

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